Dans le cadre des consultations nationales du Gouvernement du Québec sur les prochaines orientations en matière de santé mentale, d’itinérance et de dépendance, deux mémoires liés à l’Institut universitaire sur les dépendances sont maintenant disponibles.
Le mémoire collectif Vers une vision renouvelée des services en dépendance au Québec pour une société plus juste et inclusive propose une réflexion critique basée sur des travaux de recherche menés à l’IUD. Il est porté par un regroupement de chercheur·es régulier·ères à l’IUD, soit Karine Bertrand, directrice scientifique de l’IUD, Natacha Brunelle, directrice scientifique du RISQ, Jorge Flores-Aranda, professeur à l’École de travail social de l’UQAM, et Chantal Plourde, professeure en psychoéducation à l’UQTR, avec l’appui de 42 cosignataires. Le document formule des recommandations autour de cinq grands thèmes : l’équité, l’inclusion et la lutte contre les inégalités sociales, l’intégration des services en santé mentale, dépendance et itinérance, le soutien aux membres de l’entourage, la prévention et la réduction des méfaits, ainsi que le renforcement des capacités de recherche collaborative.
Le Mémoire déposé dans le cadre des consultations nationales sur les prochaines orientations en matière de santé mentale, d’itinérance et de dépendance est signé par Léonie Archambault, chercheure d’établissement à l’IUD et professeure associée du Service sur les dépendances de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke. Fondé sur ses travaux des onze dernières années, il met notamment en lumière trois défis transversaux : la stigmatisation et les préjugés, la compréhension et l’application hétérogènes de l’éthique de la réduction des méfaits, ainsi qu’une vision parfois réductionniste et compartimentée des problèmes complexes.
Ces deux contributions visent à soutenir la réflexion collective sur l’évolution des services et des politiques publiques en dépendance, en tenant compte des réalités vécues par les personnes concernées, les milieux de pratique, les partenaires communautaires et les équipes de recherche.